Lundi 27 Février 2012, dans le cadre de notre Détour de France, nous avons fait étape à Marseille, dans le quartier du Panier, sur l’invitation de la Compagnie des Rêves Urbains.

LE PANIER, UN QUARTIER EN RENOUVELLEMENT URBAIN.
Le quartier du Panier, berceau historique de Marseille, fait partie de la ZUS Centre Nord conventionnée par l’ANRU pour le réaménagement de ces espaces publics.
Mandaté par le GIP pour la Gestion de la Politique de la Ville et par Marseille Rénovation Urbaine, la Compagnie des Rêves Urbains est aujourd’hui chargée de mener 18 ateliers étalés jusqu’au début de l’été, touchant des publics variés, afin de faire émerger des propositions d’aménagement d’un des espaces publics central du quartier, la place du Refuge.

DONNER À VOIR LA CONCERTATION EN COURS.
Notre intervention avait pour objectif de donner une lisibilité à cette concertation, dont l’enjeu est d’établir avec les habitants et les usagers de la place, un cahier des charges des futurs aménagements de cet espace, dont la maitrise d’ouvrage est à la charge de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole.
La proposition que nous avons faite s’est déroulée en deux temps :
– Tout d’abord, à l’aide d’un plan schématique de la place, peint au sol à l’échelle 1/10, nous invitions les passants à imaginer ce qu’ils souhaitent voir dans chacun des sous-espaces qui composent la place. Ensuite, nous les invitons à dessiner à la craie leurs propositions, directement sur le sol.
– Ensuite, grâce à des cagettes de marché, ils peuvent modéliser à l’ échelle 1 leurs propositions directement dans les espaces questionnés. Cela leur permet de se rendre compte réellement de leurs idées, pour pouvoir ensuite les améliorer et les modifier.
Les propositions d’aménagement étaient réalisées, discutées, puis décomposées pour permettre aux autres idées de voir le jour.
Plusieurs notions architecturales nous ont semblé intéressantes à développer au cours de cette journée. L’ensemble contribue à une sensibilisation au métier de l’aménagement : la représentation de l’espace, avec le passage du plan au volume; la question du rapport d’échelle, permettant de se projeter dans les différents espaces simultanément ; la question de la temporalité d’un projet, de quelques instants avec les cagettes, quelques jours à la craie, et plusieurs semaines à la peinture…


Merci à la Compagnie des rêves urbains notamment Saskia Lindenau, Marta Stalla et Clémence, la Politique de la Ville, au GPV, Ivanne Gribé, Camille Condez, Magali Marchand, Aurélie Lemoine, Agathe Sicard, Fanny Liatard, Bérangère Magaud, au centre social Baussenque, aux producteurs du marché du Prado, à Georges, aux habitants du panier et aux visiteurs impromptus…

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